La Sableuse

Bon, bon, bon , je vais essayer (malgré mes compétences médiocres en informatique), de publier "La Sableuse" ( Je ne sais jamais s'il faut mettre des "guimets" ou souligner les titres de nouvelles. J'avoue ne pas être très concentrée quand mon prof de français fait son cours ...).

On m'avait signalé des erreurs et je vais essayer, cette fois, de les repérer et de les exterminer (ça fait bien "Ambiance Halloween", mais comme c'est demain, je peux me le permettre).

Bien sûr, je vous demandrai de me les signaler s'il en reste.

Merci et bonne lecture !

mardi 30 octobre 2007 14:34 , dans La sableuse


1 : Lorsqu'on commence à perdre espoir ...

Des bruits de pas précipités retentissaient sur les pavés. Pas un passant. La rue était déserte. Une chance pour eux, une larme pour elle. Que devait-elle faire ? Son bâton tambourinait le sol  dans l’espoir de trouver une issue. Où aller ? Serait –elle condamnée à mourir si jeune ? Etait-ce son destin ? La tristesse et le désespoir la gagna. Elle avait envie de tout quitter, de se rendre. Soudain, son bâton lui indiqua une ruelle sur la droite. Avait-elle une chance de s’en sortir ? Elle reprit courage, s’embarqua dans l’avenue et courut le plus vite qu’elle put. Le bruit des pas de ses assaillants lui indiqua qu’elle les avait distancés et qu’ils ralentissaient, sûrement pris de fatigue. L’espoir reprit sa place en elle, mais s’effondra à nouveau lorsque son bâton buta contre un mur. Elle était tombée dans sur cul-de-sac. Elle voulait se réveiller, mais elle savait que se pincer ne servirait à rien puisque ce qu’elle vivait n’était pas un rêve. C’était un cauchemar réel. Elle s’apprêtait à tomber sur le sol, vaincue, quand soudain, une main la tira à l’intérieur d’une maison. Une voix, sûrement celle de son sauveur, murmura : «  Surtout ne dis rien. Suis-moi.Tu ne craint rien, ne t’en fait pas. » La voix appartenait à un jeune garçon, celui qui l’avait tiré de là. Celui qui lui avait sauvé la vie. Il la prit par la main et l’entraîna dans sa course. Ils montèrent jusqu’au troisième étage et le garçon frappa à une porte. Celle-ci s’ouvrit. Une voix de femme éraillée demanda : «  Qui a-t-il mon enfant ? -          Une poursuivie. -          Entrez vite. Comment s’appelle-t-elle ? -          Je ne sais pas. Je n’ai pas encore eu le temps de lui demander. Mais ne restons pas chez toi, allons plutôt chez Hamhye. » La femme à la voix éraillée ferma la porte de sable à triple tour et ils partirent tous les trois dans l’étroit couloir de l’appartement et frappèrent de nouveau à une porte : « Oui ?, Demanda une voix plus jeune que la première. -          Hamhye, c’est Chassulbe, ouvre vite. , Dit la voix éraillée. » La porte s’ouvrit et les trois entrèrent et fermèrent la porte encore une fois. Ils s’assirent dans des fauteuils de lin bleu. La dénommé Hamhye demanda : «  Qu’attendez-vous ? Racontez-moi pourquoi vous êtes en ce moment chez moi et pourquoi vous avez fermé ma porte à triple tour. -          Moi, dit la vielle femme, je n’en sais pas plus que toi, à part que Kenran et entré chez moi en apportant cette jeune fille qui apparemment est poursuivie. -          Eh ! Ne me regardez pas comme ça ! , S’offusqua le garçon. Je l’ai juste fait entrer dans l’immeuble ! Je ne sais même pas comment elle s’appelle ! -          Oh, excusez-moi ! , S’empressa de répondre la fille en question.  Je m’appelle Shimy Laspunta , fille de Koshy  Laspunta . -          Ma parole ! Mais tu es la fille du roi ! , S’exclama Hamhye. Pourquoi es-tu poursuivie ? Et par qui ? Kenran, enlève-lui d’abord le bandeau qui lui cache les yeux ! » Kenran s’exécuta, mais Shimy l’arrêta : « Ne te fatigue pas. Avec ou sans le bandeau, pour moi, c’est pareil. C’est le noir complet. » Kenran, Hamhye et Chassulbe restèrent interdit et se consultèrent du regard. Alors comme ça, Shimy ne verrait jamais les yeux orangers de son sauveur, ni ses beaux cheveux châtains. Elle ne pourrait jamais admirer le sable des maisons, les tapisseries de soie aux milles couleur qui ornaient le mur. Elle ne contemplerait que le noir, si elle pouvait encore voir le noir, couleur de la tristesse. Tout à coup, on entendit plusieurs personnes donner un coup à la porte. Une voix grave s’éleva : «  Ouvrez si vous ne voulez pas vous retrouver dans les geôles royales ! » Shimy poussa un petit cri à peine audible et murmura : « Par la Sainte Sablorie ! Ce sont les gardes royaux ! -          Kenran, emmène Shimy avec toi et descendez dans la cave, puis passez par le tunnel et partez le plus vite possible ! Prenez la deuxième porte et vous serez dans la ville. Vous devriez la quitter et partir le plus loin possible. Kenran, je te donne mon sac de voyage, vous aurez tout ce qu’il faut dedans, leur indiqua Hamhye. -          Merci pour tout,  remercia Shimy. -          De rien. Allez, partez maintenant. » Les deux enfants s’empressèrent de descendre les escaliers cachés derrière une grande étoffe. Ils coururent aussi vite qu’ils le purent tout en sachant qu’ils avaient de l’avance. Kenran suivait à la lettre les indications de Hamhye et entraînait Shimy avec lui. Bientôt, ils avaient atteint la ville. Dans le sac de voyage de la jeune femme, ils trouvèrent des pépites dorées et en profitèrent pour s’acheter des capes pour ne pas se faire reconnaître. Ils achetèrent aussi un chameau et des vivres. Une fois équipée, ils quittèrent la ville aux bâtiments de sable. 

mardi 30 octobre 2007 14:46 , dans La sableuse


2: Première journée de voyage

« Tu as vraiment l’air fatigué, dit Kenran à sa protégée, tu ne veux pas t’arrêter un peu ? -          Je tiendrai le coup encore un peu. -          A chaque fois que je te pose la question, tu me réponds ça. Bientôt, tu ne tiendras même plus sur le chameau ! Allez, descends de là. » Shimy ne s’y opposa pas. Malgré ce qu’elle prétendait, elle était morte de fatigue. Kenran l’aida à descendre et ils installèrent une tente au milieu du désert. Ils avaient doublé la ville depuis longtemps et ne s’étaient pas arrêtés une seule fois. Kenran, qui avait marché tout le long du voyage à côté du chameau et qui avait pourtant plein de questions à poser à Shimy, s’était tu, terrassé par la chaleur et la fatigue. Le soleil se couchait au milieu des dunes lorsque Kenran et Shimy eurent terminé de monter la tente. Ils y fondirent dans un sommeil sans rêves, mais réparateur.

mardi 30 octobre 2007 15:02 , dans La sableuse


3: Lorsque les patrons martirisent leurs collègues...( eh oui, ça fait tjr partie de l'histoire

L’aube avait pointé son nez, mais pas leurs proies. Les enfants les avaient distancés et il était dorénavant quasiment impossible de les retrouver en plein désert. Les recherches de la nuit ne leur avaient pas permis de retrouver la moindre trace de leur passage. Le capitaine de la garde royale désespérait  et fuyait autant qu’il le pouvait, la pensée de la colère de son maître s’il revenait sans la princesse. Soudain, Perchesti, un garde peu qualifié courut dans sa direction en criant : « Chef ! Chef ! J’ai un indice ! Regardez, un bout de tissus !-          Et qu’est-ce qui vous dit que «  ce bout de tissus » appartient à un vêtement de la princesse ?-          Regardez bien, chef, il y a le signe royal. Cela ne peut que lui appartenir à elle !-          Mais oui ! Par la sainte Sablorie ! Vous avez raison, c’est bien la rose des sables violette ! Cela me tue de vous le dire, Perchesti, mais vous avez fait du bon travail. En route, ils sont donc partis à l’Ouest.-          Oh ! Merci chef ! Je savais que je pourrais vous impressionner ! Mais, je n’ai pas bien compris pourquoi vous vous tuiez de dire … »Pour toute réponse, le capitaine enfourcha son chameau et fit signe à sa troupe de le suivre. La route s’annonçait longue.

vendredi 02 novembre 2007 19:31 , dans La sableuse


4: Passés et avenirs... (genre "chacun sa voie, chacun son chemin, donne le message à ton voisin )

De leur côté, les enfants avaient reprit la route vers l’aurore. Finalement, Kenran était monté avec Shimy sur le chameau, car il avait très mal aux jambes, même s’il s’était reposé pendant la nuit. Il ne put se retenir qu’un quart d’heure, puis n’y tenant plus, demanda à Shimy : « Dis, pourquoi les gardes royaux te poursuivent-ils ? Tu es la princesse, ils te doivent obéissance. -          Je suis peut-être la princesse, mais ils ne me doivent pas obéissance. Ils n’écoutent que le roi et le prince. -          Tu veux dire … que tu es mariée ? -          Non. Le prince est mon demi-frère.  Mais effectivement, quand il sera roi, nous devrons nous marier. -          C’est pour ça que tu as fui le palais ? -          Pas exactement. C’est une longue histoire. -          Tu peux me faire confiance, je ne la raconterai pas. Et puis de toute façon, je ne vois pas à qui je pourrai la raconter. Il n’y a personne dans ce désert. Tu me diras, c’est normal qu’il n'y ait personne. -          Comme tu dis, c’est un désert désert. Bon, je vais te raconter l’histoire. Tout à commencé à la mort de ma mère, trois ans après ma naissance. Mon père était terriblement triste. Et pour diriger le royaume, il dut se résoudre à choisir une autre femme. Contrairement à ce que racontent les histoires pour jeune public, il choisit une femme adorable. Je l’adorais. Mais ce n’était pas le cas de son fils, Sheran,  qu’elle avait à mon avis, trop gâté. Elle l’élevait avec moi, et je faisais tout mon possible pour être gentille avec lui, par amour pour sa mère. Jamais je ne lui avais manqué de respect. Jamais. Puis un jour, je l’ai découvert échafaudé un plan avec les gardes royaux  pour tuer mon père et prendre sa place sur le trône. J’ai voulu prévenir mon père, mais celui-ci avait confiance en Sheran  et ne me crut pas. J’ai donc décidé de prévenir le Grand Sage, à l’autre bout de la ville. Mais un garde royal m’avait vu prévenir mon père et prévint Sheran. Sheran, en voulant me rattraper, il laissa tomber la pépite d’or suprême, celle qui brille tellement fort qu’elle peut rendre aveugle et réussit à se protéger les yeux à temps, mais ce ne fut malheureusement pas mon cas. Je pris la lumière en pleine figure et ce fut le grand vide. Je réussis à trouver un long bâton assez solide pour me guider et courut le plus vite que je pus, seulement Sheran avait eu le temps de rentrer ordonner aux gardes royaux de me ramener et je les avais aux trousses quand tu m’as sauvé. D’ailleurs, je te remercie infiniment. -          De rien, princesse. C’était un plaisir. -          Oh non ! Appelle-moi Shimy, s’il te plait. On ne m’a pas donné ce nom pour rien ! Mais c’est à toi de me raconter ta vie maintenant. -          Ok.  Mes parents m’ont abandonné dans la rue à ma naissance. Je n’ai pas échappé à l’orphelinat. Là-bas, tout est triste et terne. Je fondais dans la mélancolie. Un jour, j’ai décidé de partir. Seulement, je n’ai même pas put sortir des bâtiments que je me suis fait prendre. J’ai dû tout expliquer au directeur et nous avons passé un contrat : si je trouve la sableuse et la leur ramène avant les deux ans qui m’ont été donnés comme délai, je serai libre. Si j’échoue, je passerai ma vie là-bas et succèderai au directeur. -          Wau  !!! Je n'aurai jamais cru qu’il t’était arrivé tant de choses ! Mais, comment vas-tu trouver la sableuse ? Tu sais au moins ce que c’est ? -          Honnêtement, je n’en ai pas la moindre idée, ni de l’endroit où elle se trouve. Je comptais demander au Grand Sage de la ville. -          Quelle coïncidence ! Nous avions la même destination ! Mais maintenant, je ne crois pas que ce serait prudent de retourner en ville. Les gardes royaux me poursuivent et la milice te recherche sans doute. -          Tu as raison. Nous allons aller de villes en villes. Plus nous serons mobiles, plus ce sera difficile pour nos poursuivants de nous retrouver. Ensuite, nous reviendrons en ville pour trouver le Grand Sage et lui parler. -          Ca me convient. -          Il faut seulement savoir à quelle distance nous sommes de la prochaine ville. -          Nous voyageons depuis deux jours, nous avons donc parcouru environ mille cinq cents lacht. Nous arriverons à peu près dans trois jours et demi. -          Comment sais-tu ça ? -          Nous sommes sur le royaume de mon père. J’ai dû me coltiner depuis mes sept ans l’histoire et la géographie du pays. Je ne pensais pas que ça servirait un jour. » Ils éclatèrent de rire. Ils passèrent la suite de la journée à parler dans la joie et la bonne humeur. En quelques heures, ils étaient les meilleurs amis du monde et rien ni personne ne pouvait les séparer .  

vendredi 02 novembre 2007 19:46 , dans La sableuse


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